No Escape : Erase Martin, save the World

Pour clore notre expédition au Nouveau-Brunswick, Ernest (12 ans), Hector (10 ans) et moi (le produit de trois fois le double de la somme de leurs âges, auquel on doit soustraire la somme du produit de mon âge multiplié par la différence entre l’âge de l’aîné et celui du cadet et du nombre de lettre dans la deuxième consigne du titre) sommes arrêtés chez No Escape pour une mission bien énigmatique : Effacer Martin !

Erase Martin, save the world :

Décor:⭐️⭐️  Fun:⭐️⭐️⭐️   Niveau:⭐️⭐️⭐️
Fouille: 30%  | Manipulation: 10%  | Réflexion: 60%
💲/👤 : 25 $  | 👥 : 2 à 6  | ⏱ : 60 min.  | 💬 EN

You wake up in what looks like someone’s home office. You don’t remember how you got there or what you’re doing there. There are a few clues in the room that you can see. The calander tells you it’s 1967 and there’s a ripped note in your pocket that says erase Martin, save the world.

Who is Martin, what does « erase Martin »mean ? Will the world really end if you don’t ? You have 60 minutes to find out !

-synopsis tiré du site de No Escape

Ma traduction : Vous reprenez vos esprits dans ce qui semble être un bureau à domicile. Vous ne savez ni pourquoi, ni comment vous en êtes arrivés là. Ce que vous savez par contre, c’est que vous êtes en 1967, c’est écrit sur le calendrier, et qu’il y a une note dans votre poche vous mentionnant ceci : « Effacez Martin, sauvez le monde. »

Qui est ce Martin, et que signifie « l’effacer » ? Le monde sera-t-il vraiment en péril si vous ne le faites pas ?

Le bureau à domicile

D’entrée de jeu, je dois avouer que le décor de Erase Martin, Save the World m’a semblé plutôt ordinaire. Ayant lu sur le site de No Escape qu’un des copropriétaires, cinéaste de formation professionnelle, traitait chaque salle comme un scène de film, je m’attendais à plus. On y mentionne que son attention pour les petits détails qui parsèment les pièces peuvent passer inaperçus pour la majorité des participants, mais contribuent à la création de salles thématiques et pleines de caractère. Eh bien, ces petits détails me sont en effet passés sous le nez.

Au contraire, la salle m’a paru très fade et sans personnalité. Vous me direz que ce n’était, après tout, qu’un bureau. On retrouvait bien des objets venant de cette époque « lointaine », mais rien qui vaille la peine d’écrire à sa mère. (Oui, un téléphone à roulette et un cendrier sur un bureau, ça fait rétro, mais bon…) Les murs étaient décorés de posters ayant un rapport avec l’époque et même avec le thème du jeu, sauf que ça donnait plus l’impression d’un hommage aux années 60 que d’un décor de ces dites années.

Il n’y avait même pas de calendrier de 1967 dans la pièce alors que c’est un des deux seuls objets mentionnés au synopsis ! De plus, tant qu’à être vraiment pointilleux, une des affiches au mur était la pochette d’un album qui n’est sorti qu’on 1969… Peut-être que ça peut être mis sur le dos du thème du jeu.

Enfin bref, je ne me suis pas particulièrement senti plongé en 67.

Comment effacer Martin ?

Ernest avait un plan qui allait nous permettre de réussir la mission en moins de deux minutes ! Étonnamment, il a pu le mettre à exécution dès son entrée dans la salle. Ayant mis la main sur une craie, il a écrit le nom « Martin » au tableau, puis l’a immédiatement effacé avec sa main. Notre trio a pu crier victoire avec un peu plus de cinquante-huit minutes restantes au compteur ! Notez ça, ceux qui aiment les records !

Voyant que le maître de jeu ne s’est pas précipiter pour venir nous féliciter, nous en avons déduit qu’il nous faudrait peut-être trouver une autre façon un peu plus légitime « d’effacer » Martin.

Les énigmes proposées par No Escape reposaient principalement sur la lecture de textes qui servaient de point de départ à nos prochaines actions. Nous étions donc majoritairement dans un jeu de réflexion et de logique, qui ne laissait que peu de place à la fouille et à la manipulation. Nous pouvons qualifier Erase Martin, Save the World de jeu aux mécaniques plutôt classiques. Il nous a fallu en effet trouver plusieurs codes qui servaient à débarrer une multitude de cadenas. Les façons de trouver certaines de ces combinaisons étaient bien créatives. D’autres étaient par contre  un peu moins inspirées.

Le développement de l’histoire

Il était très agréable de « retrouver la mémoire » au fil du jeu et de voir se développer l’histoire au cours des soixante minutes. C’est plus à ce niveau que nous avons pu sentir les influences d’un cinéaste. Nous étions à la fois les acteurs et les spectateurs du film. Le scénario n’a pas seulement servi de mise en situation qui est bien vite oubliée. En effet, chaque bribe de souvenir servait d’élément déclencheur nous permettant d’attaquer la prochaine partie du scénario. Le tout était très bien ficelé et c’est le genre de trucs qu’on apprécie.

It was all in english, but we knew it beforehand

C’était notre première aventure dans un jeu d’évasion où les énigmes ET l’assistance du maître de jeu étaient disponibles uniquement en anglais. Avec Ernest qui se débrouille un peu et Hector, encore moins, j’ai dû faire beaucoup de traduction, ce qui évidemment nous rendait moins « efficaces ». Aussi, des lacunes dans nos connaissances de la langue de Shakespeare ont fait que nous n’avons pu apprécier ou comprendre certaines subtilités. Heureusement pour nous, notre maître de jeu étais très disponible et nous a bien aidé. Au point où on l’a nommé membre honoraire de l’équipe !

C’est grâce à lui si nous avons « réussi ». (Je l’ai vu subtilement reculer la compte-à-rebours de quelques minutes après être venu nous donner une enième précision, juste parce qu’il n’avait pu intervenir aussi vite qu’à l’habitude.) Ernest et Hector n’ont rien vu, ne leur en dites rien !

Verdict

Erase Martin, Save the World est un jeu pas trop difficile, au décor terne, mais aux énigmes intéressantes. Là où il brille le plus, c’est dans sa façon de nous dévoiler son scénario.

no-escape-save-martin-flou-2018-07-19
Avec le maître de jeu et le homard, respectivement les 4e et 5e membres de l’équipe !

Nous avons trouvé notre bière de la « victoire » à la « brewtique » Picaroons, voisine de No Escape.

P.S. Vous me direz si l’énoncé mathématique en introduction fait du sens !


Allez leur rendre visite :

No Escape
418 Queen Street
Fredericton, New-Brunswick
E3B 1B6
506-206-6500
www.noescapefredericton.com    logofb

no-escape-logo.jpg

Crédits photos : No Escape et Les Captivés.

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